Charte de rédaction
Les textes de rencontres.tel servent à une seule chose : que le numéro composé soit le bon. Cette charte dit comment sont écrites les pages des départements et des villes, ce qu’on s’y autorise, ce qu’on s’y refuse, et qui corrige quand une phrase déraille. Elle s’applique d’abord à nous.
Une page par ville, pas un texte photocopié
Une page sur Nantes ne naît pas d’une page sur Angers dont on aurait remplacé le nom. Avant d’écrire, on regarde la carte : quelles communes touchent la ville, quels quartiers reviennent quand les gens fixent un point de rendez-vous. Quelqu’un publie depuis Rezé ou Saint-Herblain ? La page de Nantes doit le laisser deviner.
C’est le défaut classique des textes recopiés. Le mot « Sélestat » figure bien dans le titre, mais le paragraphe décrit des repères qui n’existent pas en Alsace. Un lecteur du coin le voit d’un coup d’œil et en conclut que le reste est à l’avenant. Nous préférons un texte plus court, planté dans la bonne ville, au bon endroit du département.
Pas d'horaires ni de chiffres sortis du chapeau
Les anciennes pages contenaient des « meilleurs créneaux » et des tranches d’âge venues de nulle part. Nous les avons retirés. Personne chez nous ne sait à quelle heure tu es libre ni quelle personne tu as envie d’avoir au bout du fil, et affirmer qu’un moment de la soirée serait idéal revenait à décider à ta place.
Désormais, une page ne dit que ce qui se contrôle : le nom de la ville, le département où elle est rangée, les annonces qui y figurent encore. Le reste appartient aux annonces, qui parlent à la première personne. Un chiffre qu’on ne retrouve nulle part n’a rien à faire dans un texte d’accueil.
Ce que nous écrivons sur les personnes
Derrière chaque annonce, il y a une femme qui a choisi ses mots. On reprend ce qu’elle a écrit ; on ne la résume pas en étiquette et on ne la range pas dans une case de rayon. Quand une présentation reste floue, elle retourne à son autrice, à qui il revient de préciser ce qu’elle cherche : un flirt, un soir, ou simplement voir qui appelle.
Pas de catégorie ethnique, pas de vocabulaire de chasse ou de proie, pas de remarque sur le corps reprise telle quelle d’ailleurs. Un texte qui nous met mal à l’aise ne passe pas. C’est le rôle du tri des annonces : tenir le carnet propre, pas le remplir à tout prix.
Chaque correction passe par l'éditeur
Une erreur nous parvient par le formulaire, et personne ne la corrige de mémoire. On ouvre la page visée, on compare : ville mal écrite, annonce retirée qui s’affiche encore, phrase ambiguë. Ensuite, l’éditeur, AVIDEEN SAS, valide chaque correction : il dirige la relecture des textes et décide de ce qui reste en ligne.
Nous gardons une trace de ce qui a changé et de la raison, sans quoi la même faute reviendrait un mois plus tard. Il arrive que la bonne correction consiste à supprimer un paragraphe plutôt qu’à le rafistoler. Un carnet reste lisible parce qu’on y rature autant qu’on y ajoute.
Dater, mais seulement quand on a retouché
Juste dessous le titre de la page, on lit une date : elle correspond à une révision qui a eu lieu. Si rien n’a bougé, elle ne bouge pas. On évite ainsi le « mis à jour aujourd’hui » collé automatiquement sur un texte que personne n’a rouvert depuis longtemps. Les révisions réelles se retrouvent dans le carnet des mises à jour.
Quelque chose cloche sur une page ? Écris-nous par le formulaire : on regarde, on corrige s’il le faut, et seulement alors on date. La société éditrice préfère une page un peu sèche mais exacte à une page bien tournée qui t’envoie sur un mauvais numéro.
